TROISIÈME LIEN :

POUR UNE SOLUTION DU 21e SIÈCLE

Communiqué : Lévis, le 30 avril 2019

Depuis plusieurs mois, le GIRAM se questionne sur la pertinence de la construction d’un nouveau lien autoroutier entre Québec et Lévis. À notre avis, cette nouvelle infrastructure projetée à l’extrémité est du territoire dans l’axe de l’Ile d’Orléans ne règlera pas à long terme les problèmes de congestion et favorisera à coup sûr l’étalement urbain et la multiplication des automobiles et camions légers dans l’avenir. Un choix qui, par ailleurs, va totalement à contre- courant de ce qui devraient être faits pour réduire nos apports de GES, notamment pour le transport des personnes, en cette ère des changements climatiques.

Nous croyons plutôt qu’il faut privilégier l’aménagement d’un système de transport périphérique axé avant tout sur un mode de transport collectif efficace et moderne, destiné à desservir plus adéquatement dans l’avenir les territoires urbanisés des deux rives.

Pour ce faire, le GIRAM suggère trois propositions réalisables en deux phases en remplacement du projet de pont ou de tunnel que le gouvernement actuel est en voie d’élaborer.

En phase 1 :

Créer le troisième lien sous forme d’un tunnel reliant les centres-villes de Lévis et de Québec, exclusivement pour le transport de passagers en tramway, afin de raccorder l’est de Lévis au système de transport structurant prévu sur la Rive-Nord.

Prolonger la ligne de tramway de Québec sur la Rive-Sud, soit jusqu’au Carrefour Saint-Romuald, en empruntant le pont de Québec.

En phase 2 :

Aménager, d’ici 2040, une ligne de tramway dans l’axe est-ouest du territoire lévisien, entre le Cégep de Lévis-Lauzon et le Carrefour Saint-Romuald (pont de Québec), soit une distance d’environ 18 kilomètres dans l’axe du boulevard Guillaume-Couture.

L’aménagement de cette ligne de tramway entre le secteur Lauzon et le secteur Saint-Romuald permettrait de compléter la boucle ou le circuit périphérique de la ligne de tramway métropolitaine. En plus d’offrir un mode de transport alternatif à l’automobile, cette proposition engendrerait un développement résidentiel et commercial structurant et durable, notamment pour les abords du boulevard Guillaume-Couture.

Selon des estimations préliminaires, les couts de réalisation des phases 1 et 2 seraient beaucoup moindres que ceux prévus pour un troisième lien routier (6 à 8 milliards $), mais seules des études plus élaborées pourraient déterminer avec plus de précision les montants exigés.

Enfin, une dernière proposition qui, en fait, devrait être prioritaire, c’est la création d’une Agence régionale de transport pour l’agglomération de Québec et plus spécifiquement, la mise en œuvre par les autorités municipales d’un plan métropolitain de mobilité durable.

Le GIRAM espère que ces suggestions favoriseront un véritable débat public sur les meilleurs choix d’investissements à faire pour une mobilité inter-rives plus durable et plus porteuse d’avenir pour la région.

Renseignements supplémentaires :

Gaston Cadrin, vice-président