Fort de Beaumont : le GIRAM déçu de la sortie de citoyens

Fort de Beaumont : le GIRAM déçu de la sortie de citoyens

  Érick Deschenes  05 juil. 2022 03:18 

Le GIRAM veut que les vestiges du Fort de Beaumont soient préservés.

Photo : Alexandre Bellemare – Archives

Par voie de communiqué, le Groupe d’initiatives et de recherches appliquées au milieu (GIRAM) a déploré que des citoyens et le promoteur du nouveau quartier résidentiel situé à proximité, Simon Breton, demandent à la ministre de la Culture, Nathalie Roy, d’annuler son un avis d’intention de classement à titre de bien culturel des vestiges du Fort de Beaumont.

En rappel : Des résidents de Beaumont contre un projet de classement patrimonial

 Rappelons que selon ce rapportait à la fin juin La Voix du Sud, le groupe réclame dans une pétition que Québec ne classe que l’abri à munitions et ne protège pas l’une des bases à canon du site, comme inscrit dans l’avis d’intention publié cet hiver. Ils estiment que des travaux importants et coûteux devront être réalisés afin de sécuriser la base à canon ciblé et qu’il sera difficile d’intégrer le tout au cœur d’un développement résidentiel.

Comme le GIRAM l’a fait depuis qu’il soutient la demande de la Fondation Vimy pour préserver le site, l’organisme estime que la protection de plusieurs des vestiges du site est capitale en raison de sa rareté.

«Dans nos sociétés, les parcs commémoratifs de ce type ne sont pas conçus pour faire l’apologie de la guerre, mais bien au contraire pour en rappeler l’horreur et pour rendre hommage au courage des personnes qui ont, soit donné leur vie, soit posé des gestes visant à protéger celle de leurs concitoyens.  De ce côté-ci de l’Atlantique, que nous reste-t-il comme lieu symbolique et dernier témoin tangible de la Première Guerre mondiale qui avec ses 18,6 millions de morts, a marqué à jamais l’histoire contemporaine? Le Fort de Beaumont. Pourquoi les lieux de mémoire de ce type sont-ils si importants et doivent-ils être conservés? Pour nous rappeler à quel point, en matière de libertés des peuples, rien n’est jamais acquis. », a soutenu le président du GIRAM, Pierre-Paul Sénéchal.

Du même souffle, Pierre-Paul Sénéchal a également répliqué à l’un des arguments du groupe de citoyens : l’aspect esthétique.

«Un jour, le parc entouré de verdure et de fleurs, une fois les vestiges rehaussés d’une restauration d’usage, cet espace constituera assurément pas une ‘‘cicatrice dans un quartier résidentiel’’, mais un véritable  témoignage de fierté à l’endroit de tous ceux et celles qui ont donné  et qui donnent encore, chacun à sa façon, afin que soit sauvegardés les principes d’honneur et de liberté. Plutôt que

de se dire gêné par un tel parc commémoratif, ne faut-il pas se dire fier qu’il soit situé tout près de chez soi?», a conclu le président du GIRAM.